|
|
|||
|
[i566] DE LA VILLE DE PARIS. 567
|
|||
|
|
|||
|
DCCLIX. — [Cloture de la descente du port St Nicolas.]
21 juillet i566. (H 1784, fol. 370 r°.)
|
|||
|
|
|||
|
Du xxic dud. moys.
Ce jour, le Roy a mandé Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins et leur a ordonné faire clorre
|
de grosse maçonnerye la seconde descente approchante du port S' Nicolas devant les clostures du Louvre, à l'endroict d'une gallerye que Sa Majesté a ordonné estre faicte en ce lieu t1'.'
|
||
|
|
|||
|
DCCLX. — [Assemblée pour le clergé.]
24 juillet i566. (H 1784, fol. 370 v°.)
|
|||
|
|
|||
|
De par le Roy.
|
en nostre Espargné, et moings de fournir presentement lesd, deniers pour estre employez aud. rachapt, pour favoriser led. clergé de tout nostre povoir et leur donner moyen de parfaire lesd, rachaptz, avons par autre nostre edict de prorogation dud. rachapt, du xi" du present moys de Juillet M, donné plain povoir et puissance aux depputez generaulx dud. clergé à Paris de trouver ct prandre deniers à rente constituée en nostre ville de Paris jusques à la somme requise et neccessaire, et pour seureté du principal denier desd, rentes et arreraiges, submectre, obliger et ypothequer les biens temporelz dud. clergé. A ces causes vous prions et neantmoings mandons que, en la plus grande dilligence qu'il vous sera possible, vous ayez à vous assembler et faire ouverture du Bureau de lad. Ville, pour, avec les depputtez generaulx dud. clergé, passer pour la seureté du principal denier desd, constitutions dc rente et desd, arreraiges telz contractz, submissions et obligations que verrez estre neccessaires, et y obliger les corps et biens de lad. Ville, en prenant toutesfoys telle seureté et asseurance dud. clergé pour l'indemnité de nostred. Ville que besoing sera; à quoy vous ne ferez faulte, sur tant que desirez de nous faire service qui nous soit agreable, car tel est nostre plaisir.
"Donné à Paris, le xi0 jour de Juillet mil vc Ixvi.» Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : Hurault.
|
||
|
"Tres chers et bien amez, la necessité de noz affaires nous a tant pressé que nous avons esté contrainctz recourir, comme à ung extreme remede, à l'aliénation du temporel et domaine de l'Eglise, et à ces fins faire expedier edict pour vendre dud. dom-maine jusques à cent mil escuz de revenu t2', et pour ce que l'execution dud. edict estoit de grande et extreme prejudice aux bénéficiers du clergé de nostre royaulme, aurions par autre nostre edict^ faict cesser lesd, venditions, et donné povoir et faculté aud. clergé de rachepter leursd, biens ainsi allienez pour subvenir à la neccessité des affaires de nostre royaulme, moyennant la somme de trois millions deux cens trente mil livres, dont nous avyons faict estat pour subvenir aux affaires de nostre royaulme. Et parce que aucuns noz officiers procedans ausd, aliénations auroient surpassé et vendu dud. dommaine pour trop plus grande somme de de-niers, et iceulx mys en noz finances, au moyen de quoy il seroit impossible aud. clergé de faire l'entier rachapt dud. dommaine et immeubles sans le remboursement d'icelles sommes de plus vendu et entré en noz finances, lesquelles serions tenuz de par-fournir, et d'aultant que la neccessité de noz affaires ne peult porter d'assigner led. clergé du plus receu
|
|||
|
|
|||
|
O ll s'agit de la construction de la Grande Galerie du Louvre, qui fut entreprise sous le règne de Charles IX, en i566, suivant Rerty, qui cite à l'appui de ses conjectures le passage en question de notre Registre, Topographie historique du vieux Paris, Région du Louvre, t. I, p. 2 58.
(2' L'édit de mai 1563 permit au clergé d'engager le temporel de ses bénéfices jusqu'à concurrence de i oo,ooo écus de revenus.
'3' Une ordonnance de juillet 1563 autorisa les ecclésiastiques à retirer et racheter les biens vendus en conséquence de l'édit du mois de mai précédent.
<4) La déclaration du 11 juillet, portant prolongation du délai accordé au clergé pour racheter ses biens aliénés, fut enregistrée au Parlement le 8 août. (Archives nationales, X'° 8626, fol. 220.)
|
|||
|
|
|||